SANS TITRE (2019 en post-production)

C'est un petit film très intime, parce qu'il raconte une journée dans la vie d'un peintre. Une vie que je connais et que j'aime.

Je ne suis pas "formé" à faire du cinéma, comme je ne suis pas formé à peindre ou à écrire de la poésie. Si je suis devenu artiste, je ne l'ai pas décidé en me levant un matin avec cette idée en tête, je ne l'ai pas non plus planifié à table avec mes parents. Je ne savais même pas ce que ça signifiait. J'ai compris avec le temps qu'il s'agissait d'un engagement profond. Le travail quotidien de l'artiste poursuit la recherche du sens de la vie et l'essai de partage avec les autres. C'est pour cette raison que je considère ce film comme un film engagé. Je cherche à mettre en scène la crise du gout dans le monde de l'art contemporain. Je veux souligner l'absurdité et l'excès de ce monde, avec ses contradictions, son mépris du beau et sa retombée dans la societé; représenter la difficulté de la vie de peintre, une vie solitaire et incertaine.

Illia Delaigle, dans le rôle du peintre.

Illia Delaigle, dans le rôle du peintre.

C'est un film tourné avec légèreté, pour retourner au plaisir de filmer moi même. Il y a eu donc une équipe de professionel avec moi, réduite à l'essentiel pour nous laisser le temps d'inventer notre film. Spontaneité était le mot de passe. Ce choix m'était nécessaire après l'expérience enrichissante mais frustrante de mon dernier film Ces deux-là où la charge matérielle a été trop encombrante.

Synopsis

Un peintre dans son atelier termine un tableau. Il décide de le proposer en vente aux gens dans la rue, mais personne ne veut l'acheter. Le soir, il tente sa dernière chance chez un galeriste qu'il connait ...

Moi-même, dans le rôle du galeriste.

Moi-même, dans le rôle du galeriste.